LE BALAFON



Rechercher dans cette page

Le balafon du cameroun.

Généralités : Le balafon est un instrument à percussion au timbre doux et aux sonorités très mélodieuses. Sa forme, reprise par le xylophone rappelle qu'il est l'ancêtre de ce dernier. Il était joué à l'origine pour animer les fêtes paysannes et égayer les cours des rois africains. Avec le concile du Vatican II (dont la constitution pour la Sainte Liturgie de 1963 prévoit au Chapitre I - dans ses préambules la Participation active des fidèles (n° 30) ; Une plus large place sera faite à la langue du pays (n° 36) ; que la liturgie sera adaptée au tempérament et aux conditions des différents peuples (n° 37) ; que des Commissions liturgiques nationales diocésaines mettront en pratique la restauration de la liturgie avec l'époque (n° 41). Au chapitre II sur le Mystère de l'Eucharistie "Sacrement de l'Amour ", elle établit (n° 47 à 58) : la révision de l'ordinaire de la messe, la communion possible sous les deux espèces, la concélébration, l'usage de la langue du pays, etc.) il a été introduit à l'église au Cameroun par l'abbé Pie Claude NGOUMOU du diocèse de Yaoundé qui avait lui-même créé la chorale "Bois d'ébène" à la paroisse de Ndzòñ Melen. Ainsi démocratisé, il a vu son champ d'action s'élargir.
Il participe à l'animation de tous les registres religieux : baptême, première communion, mariage ; messes ordinaires, messes de requiem etc. Il soutien également toutes les animations folkloriques dans les différents rythmes du Cameroun et d'Afrique. Enfin, par de nouvelles techniques et dans le but de faire participer cet instrument, qui doit être connu de tous, pour son timbre et sa sonorité reconnus uniques dans le monde, au concert du donner et du recevoir, il a subit des modifications qui lui permettent d'interpréter les mélodies du monde entier. Rien n'est laissé de côté parmi les succès les plus connus. De la Bamba en passant par Guantanamera, la Colégiala et bien d'autre tubes qui jalonnent l'histoire du monde artistique et surtout musical.

Haut de la page
Haut de la page

Précisions : le nom de cet instrument en langue beti du Cameroun c'est Mendzañ (prononcé meu ndzang), d'autre part il ne faut pas confondre le balafon du Cameroun avec celui des autres pays africains, notamment ceux d'Afrique de l'ouest. Ils n'ont ni la même forme, ni les mêmes sonorités, ni les mêmes techniques et matériaux de fabrication. Le terme générique balafon que nous utilisons pour désigner l'instrument est un abus de langage. Pour lui rendre ses lettres de noblesse nous préférons qu'il soit appeler par son VRAI nom : MENDZAÑ.
Avant de nous lancer dans d'autres aspects qui font son unicité et sa particularité, notons que malgré l'évolution que cet instrument a subi, ses origines sont encore présentes dans les expressions utilisées et les formes l'attestent également. On distingue ainsi trois classes pour désigner l'usage qu'on en fait où le lieu où on le retrouve : on a le "mendzañ me nnam" les balafons du village (cette expression peut désigner la forme des instruments ou les chants interprétés ou même les deux), on a ensuite le "mendzañ ya nda Zamba" c - à -d les balafons de l'église (ceux -ci ont des formes et des gammes adaptées pour l'animation de liturgies en langues africaines et parfois du monde). C'est cette dernière forme, parfois améliorée qui est utilisée pour l'interprétation des mélodies du monde entier. Avec cette dernière variante, on peut jouer seul, après avoir travailler des techniques qui permettent de reproduire l'essentiel de ce que fait un orchestre, à savoir : la mélodie et la rythmique.
L'une des caractéristiques du mendzañ c'est qu'il peut faire partie d'un orchestre composé uniquement de balafons. Pour respecter l'exigence de la présence de tous les niveaux sonores ; à savoir les aigus, les médiums et les basses, l'orchestre doit être composé d'un solo, d'une rythmique (ou accompagnement) et d'une basse. En fonction des circonstances cette composition peut varier. On peut avoir : le solo, le demi solo, l'accompagnement, le grand solo, la demi basse et la basse, avec toutes les combinaisons possibles et inimaginables avant d'arriver à cette ultime configuration ; le tout étant de respecter, quelque soit le nombre d'instruments la présence des deux parties suivantes : la mélodie et la rythmique ; indissociables, soit dit en passant.
Haut de la page
Haut de la page

La deuxième caractéristique du mendzañ c'est qu'il peut se faire accompagner par d'autres instruments traditionnels et dans quelques rares cas par des instruments "modernes". La vocation du site étant de vivifier notre héritage ancestral, nous ne citerons que les instruments traditionnels, cela va de soi. La liste de ces instruments est très longue et varie d'une région à l'autre. Nous n'allons énumérer ici que ceux que nous avons appelés les incontournables. Il s'agit du Mbè (tambour), du Ngòm (tambour), le Nkul (tam-tam) et parfois le Mvet oyeñ. La présence des trois premiers donne une autre couleur à la rythmique de l'ensemble, rendant les chansons plus vivantes et plus festives. La présence du dernier peut avoir un double effet : s'il joue le rôle de soliste, il renforce celui du balafon solo, s'il joue le rôle d'accompagnement, il rehausse le rendu d'ensemble de la rythmique.
Un orchestre composé de ces instruments, et de bien d'autres qui n'ont pas été cités, apporte du soleil là où il se produit ; et ce n'est pas tout : il transmet la bonne humeur, communicative induite dans une des valeurs traditionnelles du Cameroun (et du reste de l'Afrique : le Cameroun étant connu et reconnu comme une Afrique en miniature) : l'hospitalité.
Pour finir, notons qu'on distingue deux modèles de balafons : ceux dits "stabilisés" et qui se présentent dans des caisses en bois avec piétement et qui se jouent assis ou debout. Ensuite ceux qu'on appellent des "portatifs" et qui, comme le nom l'indique se portent à la main ou à l'épaule. Ils se jouent assis, debout ou en marchant.
Les joueurs de balafons, dans la tradition africaine, jouent "à l'oreille" ; ce qui suppose qu'ils doivent d'abord mémoriser toutes les mélodies qu'ils interprètent. De la même manière le réglage de l'instrumemnt n'est pas à la portée du premier venu : il se règle par des initiés qui apprécient les niveaux sonores de chaque lamelle de bois à l'oreille. L'apprentissage suppose qu'on puisse à la fois mémoriser les mélodies et les chants, comprendre les techniques de jeux où l'adresse des mains, l'accuité auditive et le regard ont un rôle déterminant.

Haut de la page
Haut de la page



Accueil



Nous rencontrer



Nos liens



Notre orchestre



Infos Pratiques



Echantillons sonores



Recommander ce site



Coin des astuces



Egalisuer



Mendzañ_Balafon

















Egalisuer




























Egalisuer















Contacter le groupe

[ Accueil| Mailwebmaster| Partenaires| CVwebmaster| Actualités]